Portrait d'une entreprise

UMIA saisit le goût du risque

Le 12.01.2015 00:00

« On a la force d’y croire ! ». Un leitmotiv qui n’a jamais quitté Rika et Frédéric Bau depuis l’ouverture de leur restaurant en 2009 dans le Fief Gambert De Loche, au beau milieu des vignobles de l’Hermitage. Porté par l’alchimie d’une cuisine oscillant entre la culture japonaise de Rika et l’inspiration du chef pâtissier et directeur de la création de Valrhona, l’établissement réalise un chiffre d’affaire de 650 K€ pour un résultat de 110 K€, « entièrement réinvesti dans des travaux en cuisine et l’ouverture il y a 2 ans du bistrot OBI en centre-ville de Tain. »

Mais l’heure est venue pour le couple de donner un nouvel envol à UMIA - « délicieux » en dialecte de Nagoya -, à la suite d’un bilan de vie et de bien-être. « Une sorte de besoin anti-routine et surtout l’envie d’oser, d’affirmer un positionnement avec une cuisine résolument japonaise, des ingrédients locaux encore plus nobles et la possibilité de servir des grandes appellations au verre grâce un investissement de 5 000€ dans une machine de conservation du vin. »

Mais le choix de la qualité a un prix… Les 48 couverts ont été diminués de moitié, l’équipe allégée de 9 à 6 personnes, les horaires réduits et les formules de menus épurées. Le service lui aussi a été repensé. Chez UMIA désormais, ce sont les cuisiniers qui présentent leurs plats, « comme à la maison », aux côtés du « Majord’home ». Point d’orgue de cette transformation, une nouvelle ambiance à l’accent japonais qui devrait susciter l’envie et la curiosité des particuliers comme des chefs d’entreprises pour leurs repas d’affaires.

En savoir + : www.umia.fr